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Juif du Maroc

Juif du Maroc

Voilà un blog qui décrira et donnera un aperçu de la vie quotidienne de la Communauté Juive au Maroc d'aujourd'hui mais aussi d'antan. La vie de la communauté d'un aspect intérieur, du judaïsme marocain, du Maroc, via la vue personnelle de Marocains de confession Juive ou autre, dans leur pays.


La synagogue Slat Lkahal - Mogador

Publié par Georges SEBAT sur 27 Février 2014, 23:01pm

Catégories : #JUIF AU MAROC

Nous parlons beaucoup ces derniers temps de Patrimoine Juif Marocain, remis à l’honneur avec les différentes expositions et caravanes, combien louables et nécessaires afin de permettre à ce dernier de reprendre vie sur la scène publique Marocaine, car il s’agit quand même d’une partie intégrante de la vie Marocaine d’hier et d’aujourd’hui.

Il y a également eu de merveilleux chantiers comme la restauration d’une des plus vieilles synagogues de la ville impériale, Fès, et pour la nommer « Slat El Fassiyine », entreprise faite en grandes pompes et avec l’entreprise de plusieurs forces jointes et sous le haut patronnage de SM Mohamed VI.

Beaucoup de grands chantiers sont également mis en branle ou projetés pour les années à venir sous l'égide et l'aide, de grandes institutions mécènes, comme la Fondation du Patrimoine Juif Judéo-Marocain de feu Simon LEVY et reprise par Mr Jacques TOLEDANO, mais également la République Fédérale d'Allemagne qui projète d'assister la rénovation d'une autre emblmatique synagogue de la ville des vents, "Slat Attias", ce projet étant également un projet sous la houle de Monsieur André AZOULAY.

Mais je voudrais vous parler, d’une association, ASL MOGADOR qui œuvre depuis maintenant 3 petites années à préserver un autre haut lieu connu de la communauté Mogadorienne (Essaouira), la synagogue « Slat El Kahal ».

Cette association se bat à rénover cette "synagogue de la communauté" au rythme des petits moyens financiers en leur possession. Il y a certes là une passion et un amour à faire renaître la synagogue de son enfance, de son quartier, de sa ville. Mais la passion est là, et elle est louable et la bienvenue dans ce Patrimoine, combien important à rebâtir et préserver. Et une poignée d'homme le font ici. Je me permets de saluer haut et fort ce travail de fourmi, fait par quelques passionés, pour les nommer, Haim BITTON, Asher KNAFO, etc..... Un site a d'ailleurs été développé www.asl-mogador.net nous renseignant clairement sur cette entreprise de rénovation.

Je vous laisse lire un texte qui nous résume la passion de ces gens et ce magnifique travail...

Georges SEBAT

Photos de Slat El Kahal. Sur ces photos la condition de la synagogue est bien meilleur qu'avant la rénovation ne débute.
Photos de Slat El Kahal. Sur ces photos la condition de la synagogue est bien meilleur qu'avant la rénovation ne débute.
Photos de Slat El Kahal. Sur ces photos la condition de la synagogue est bien meilleur qu'avant la rénovation ne débute.
Photos de Slat El Kahal. Sur ces photos la condition de la synagogue est bien meilleur qu'avant la rénovation ne débute.

Photos de Slat El Kahal. Sur ces photos la condition de la synagogue est bien meilleur qu'avant la rénovation ne débute.

La synagogue Slat Lkahal : Appel à tous les originaires de Mogador

Le patrimoine bâti d’Essaouira par ses consulats et ses lieux de culte témoigne d’une époque de cohabitation et de dialogues des cultures.Mosquées, Synagogues et églises rappellent ces époques d’échanges, attestant de la qualité de terre de rencontres, de mélanges, regroupant des populations arabes, juives, berbères, africaines ou européenne dans la ville .

Néanmoins il est à déplorer que ce patrimoine tombe en ruine et que de nombreux bâtiments chargés d’histoire disparaitrons tôt ou tard .Dans un  esprit de sauvegarde  du patrimoine juif de la ville Haim Bitton  entreprend une opération de renaissance de la synagogue  SLAT LKAHAL.Celle-ci se situe à l’extrémité Nord du Mellah, après l’arche  qui est au bout du terrain dégagé, en venant de Bab Doukkala et en rentrant à droite au Mellah.

Souiri d’origine,  Haim Bitton vit en Californie . Il lance ce projet de réhabilition  et de sauvegarde  de la seule synagogue communautaire de la ville d’Essaouira sur plus d’une quarantaine inventoriée dans la ville, de taille plus ou moins importante.Ces synagogues appartenaient à des familles, telle la synagogue Simon Attia, non loin du début de la rue Lallouj un des vestiges les plus représentatifs du culte juif à Essaouira  et faisant également office de tribunal rabbinique.

Probablement l’une des plus belle de la ville, néanmoins de moindre taille que la synagogue Slat Lkahal et construite à la fin du XIX ème siècle par Simon Attia , marchand juif souiri , elle se trouve aujourd’hui  dans un état alarmant où pratiquement seul l’oratoire a échappé à la ruine, préservant un pan de la mémoire de la ville .

Les travaux de la synagogue Slat Lkahal ont commencé sur les fonds propres de Haim Bitton animé par une grande détermination. Une association a été créée dans le but de trouver  les financements pour œuvrer à sa préservation; des juifs mogadoriens du monde entier y participent déjà, la solidarité est puissante et les liens très forts. Plus de 30 tonnes de gravats évacués des lieux, le plafond s’écroulait, infiltré et détruit par le temps et la pluie.

La synagogue est dans un état de délabrement avancé et la première chose à faire est de palier aux risques  d’écroulement. Restaurer la dalle de  l’étage en particulier  pour lutter contre les infiltrations  et refaire le plafond s’imposait.Ce lieu de culte possède un retable ou arche (hékhal en hébreu) en bois travaillé de facture italienne et non locale, baroque, en provenance de Livourne, en relativement bon état mais nécessitant restauration et peinture. Le Hékhal Attia  de style victorien provenait lui de Manchester du fait des échanges intenses entre Essaouira et l’Angleterre.

Sauvegarder ce qui existe encore est le premier mot d’ordre. Cette synagogue fut construite  pour l’arrière-grand-père d’ASHER KNAFO, rabbin érudit, enterré dans le cimetière  juif de la ville et membre de la confrérie de « dernier devoir » (laver, préparer, enterrer les morts).Les juifs de la ville, par tradition de charité, car c’était bien la raison de ces dons, charité envers les  décédés par l’obole  remise aux gens de la « Hevra », cette  « amicale » assemblée de volontaires  qui rendaient les services funéraires, donnaient l’obole  lors des enterrements que le bedeau se chargeait de collecter. Seule cette synagogue fut construite  avec des fonds publics.

C’est à cette époque que la confrérie  aurait acheté avec cet argent le terrain puis fait construire le bâtiment , lieu d’accueil communautaire , un des seul à se trouver dans ce quartier Nord de la ville  ( avec la synagogue Haim Pinto toute proche ), les juifs riches étant établis au Sud  de la ville . Siège d’une organisation sociale, en particulier pour les enfants nécessiteux de la communauté à qui l’on apprenait, entre autre, à parler et écrire l’hébreu. Haim Bitton l’a lui aussi appris ici et de ce fait reste très attaché à ce lieu de culte et motivé pour sa restauration.Comme de nombreux juifs du Maroc, il quitte la ville en 1964 avec sa famille, dernière grosse vague d’immigration vers Israël après un relâchement des autorités  suite au naufrage à Tanger d’une quarantaine de personnes juives  et sous la pression des juifs marocains.

Les premiers immigrants quittent le Maroc  entre 1948 et 1958. Quelques familles demeurent à Mogador jusqu’en 1972, date de la dernière mynien ou quorum, qui accueillit 10 personnes (minimum imposé de participants) dans la Slat Lkahal. La porte se ferma derrière eux définitivement.Il se libère de l’endroit un infini charme, une atmosphère de recueillement paisible. Il est intéressant d’observer la salle de prières,  vaste et quasi carrée de 8 m de côté. Au fond le Hékhal  de bois, dans lequel du papier journal peint en bleu a mis à jours des quotidiens de  1956, deux colonnes centrales au milieu desquelles se trouvait la teba et sur lesquelles s’appuie la toiture, légèrement décalée  afin d’être visible de tous. La salle disposait d’un éclairage  central  accroché  aux poutres  fait de grands verres  fabriqués en Bohème (le royaume tchèque d’autrefois, connu pour le travail du cristal) ; les gens payaient  pour les remplir d’eau, d’huile et de mèches, sorte de  «  mariposa » , cela avant l’arrivée  de l’électricité dans la ville .

Tout autour de la salle  des bancs de bois. D’autres bancs étaient disposés  dos à dos au centre de  la pièce  autour de la teba , plus de 100 hommes pouvaient s’y tenir et une trentaine de femmes  sur le balcon supérieur , ainsi que dans une chambre attenante .Aujourd’hui on peut voir sur les murs  de la salle des fenêtres occultes : elles donnaient auparavant dans les maisons et les voisins pouvaient voir ou entendre les prières sans se déplacer. Dans la mesure où il n’existait aucun  lieu assez spacieux  pour construire cette synagogue communautaire, elle fut édifiée sur un terrain  entre deux maisons, d’où les deux seules colonnes  centrales de soutènement.

Des poèmes liturgiques écrits en hébreu par des mogadoriens étaient lus et chantés  chaque vendredi jour de shabbat, sur des airs arabo andalou et sans accompagnement musical.Le jeune Haim Bitton s’y rendait avec son père et en garde un souvenir ému. Dans les tumultueuses années 50  ce lieu de culte servait également de lieu de réunion. La création de l’état d’Israël y généra discussions, cours gratuit de talmud  ou d’hébreu moderne. Dans les mémoires le lieu était toujours animé, vivant et nourrissant les échanges. Au-delà de ses activités cultuelles et culturelles, la restauration de ce lieu de mémoire historique contribuera sans conteste à restituer le caractère multiconfessionnel d’Essaouira en réaffirmant le statut de terre de tolérance  et de paix au Maroc.

Un lieu à sauver à Essaouira tout comme le quartier  du mellah où les maisons s’effondrent  les unes après les autres.La synagogue est une fonction et non un type  architecturel défini par une tradition et sont, de ce fait, des lieux d’apparence  très simple. Rarement les synagogues sont repérables dans l’espace comme les mosquées ou les églises. Lieu d’assemblée, « temples israélite », la synagogue  a emprunté les formes les plus  variées aux cultures au sein desquelles elle s’est implantée.Communiqué de dernière minute : l’association a l’énorme plaisir  de vous annoncé  qu’elle vient de recevoir un accord  oral pour le soutien de l’UNESCO MAROC pour leur projet de réhabilitation  de la synagogue SLAT LKAHAL  de Mogador ! Dans peu de temps elle pourra mettre sur le Home  Page du site www.asl-mogador.net le logo officiel de l’UNESCO MAROC ce qui consolidera le sérieux du travail déjà entrepris  aux yeux de tous !

http://www.topj.net/la-synagogue-slat-lkahal-appel-ea-tous-les-originaires-de-mogador

APPEL A TOUS LES GENS DE MOGADOR !!!!::::

Cette synagogue doit être restaurée, car nous avons la chance d'avoir quelqu'un sur Place .

Vous pouvez vous adresser pour Paris à REGINE KNAFO (Petite- fille du grand Rabbin de Mogador DAVID KNAFO fils de Rabbi Yossef KNAFO pour lequel cette synagogue a été érigée )

qui se fera un plaisir de recueillir vos idées, vos suggestions et vos dons et qui vous donnera tous les renseignements complémentaires , nécessaires à l'accomplissement d'une Mitsva.

La synagogue Slat Lkahal - MogadorLa synagogue Slat Lkahal - Mogador

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ZAKARIYA 29/01/2015 11:49

SALUT ET MES RESPECTS A VOUS TOUS AMIS JE SOUIRI ET JAIS MA FERME DE 5 h tirée avec un puits d eau et 700 olives ma ferme retrouve a Mskala région Essaouira au Maroc et juste a coter dune ancienne Cèmutire des anciens juifs marocains d Eessaouira et si vous été intéresser contacter moi Souiri au 00212677849792 pour AU PAR Email NAJIB-essaouira@hotmail.com pour confirmation et bien merci cordialement

Marco Sbandi 08/03/2014 08:03

J ai bien vu cette synagogue tres interessant et jolie au couer de la vieille Mogador. Je souhaite que l association qui soigne sa renaissance puisse arriver a la restuarer entierement au plus tot.

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